mardi 22 juillet 2014

Résumé de la quinzième étape: Tallard-Nîmes. Plat, plat, plat.

Journée de transition avant le repos. Ça devrait rouler tout doux aujourd'hui, surtout que l'étape est plate comme la main. Même dans ce type d'étape, il faut faire gaffe. Les bordures provoquées par le vent, le temps exécrable, les chutes, le chien qui traverse la route, il faut toujours être en alerte.

Deux suicidaires se lancent à l'assaut de cette longue étape. Il s'agit du protagoniste de 24 Heures Chrono Jack Bauer, Néo-Zélandais de son état, et Martin Elmiger, le super-baroudeur Suisse de ce Tour. On se dit que c'est voué à l'échec. Surtout que derrière, on laisse filer.

Les conditions météorologiques sont bien horribles, comme prévu. De la pluie, du vent. L'automne en été.

Sauf que le peloton abuse énormément et laisse un écart qui craint à environ 20 kilomètres de l'arrivée.

Au lieu de mettre en place les trains de sprinteurs, on a carrément l'impression de voir des attaques dans le peloton avec Martin qui roule trop vite à l'avant. Le peloton a roupillé toute la journée et ça se voit vraiment.

Du coup, sous le kilomètre, Elmiger et Bauer se jaugent pour s’octroyer une victoire inespérée. Sauf que ça revient derrière! Le sauveur du monde sort de la roue du Suisse pour montrer qu'en cinq heures, il peut sauver son étape.

Sauf que, à une cinquantaine de mètres du finish, il se fait méchamment happé par les sprinteurs et Kristoff qui s'offre une deuxième étape sur ce Tour.

Pas de happy end pour Bauer, il se rattrapera sur le film. Le sport cycliste peut être cruel et ça s'est vérifié aujourd'hui.

Demain, repos avant les Pyrénées.

Adrien.

dimanche 20 juillet 2014

Résumé de la quatorzième étape: Grenoble-Risoul. Encore une démo?

Deuxième et dernière étape alpestre aujourd'hui. Nibali est intouchable et la bagarre aura lieue pour les autres places. La température est plus clémente, tant mieux pour les organismes.

D'emblée, l'échappée comporte de beaux noms comme De Marchi, Rodriguez et Sagan, juste présent pour prendre les points du sprint intermédiaire. Ce qui sera aisément chose faite.

L'Izoard fait mal aux organismes mais Rodriguez assure. On s'aperçoit que des costauds comme Roche et Majka, deuxième hier, sont là aussi.

La montée finale sur Risoul promet avec des difficultés de descente pour Pinot, son gros point faible. Il arrive, toutefois, à garder le contact.

Devant, l'échappée est en morceau. Majka a réussi à s’extraire en solitaire et commence à monter à son rythme, un bon rythme! Derrière, Van Den Broeck explose, soutenu par Gallopin pourtant peu grimpeur.

Valverde montre, par la suite, des signes de fatigue et se fait distancer. Il va perdre un temps précieux.

Nibali s'envole pour montrer sa suprématie. Sauf que, cette fois-ci, Péraud s'accroche! Il ne pourra déborder l'Italien mais restera amarré à ses basques.

Majka tient et s'offre un succès fort mérité. Les autres Français tiennent leurs perfs avec Bardet et Pinot, qui gagnent du temps sur Valverde.

Journée tranquilou demain. A bientôt pour les Pyrénées!

Adrien.

samedi 19 juillet 2014

Résumé de la treizième étape: Saint-Etienne-Chamrousse. Bataille au sommet!

Première et avant-dernière journée de haute montagne dans les Alpes. Des Alpes d'une chaleur suffocante, il va falloir s'hydrater, sous peine de tout perdre.

Dès les premières minutes de course, on voit les galériens du jour. Vichot s'arrête en raison de sa bronchite. Un relais de moins en montagne pour Pinot. Puis, c'est au tour de Navarro de connaître la galère. Vraisemblablement pris d'un coup de chaud, l'Espagnol avance à 10 à l'heure. On a même droit au petit vomi.

Plus réjouissant, une échappée part à l'avant avec De Marchi, notamment. Les favoris se marquent dans la première ascension. De Marchi, à l'avant, est parti seul. Il semble clairement être au dessus des autres.

Derrière, ça va bastonner dans la dernière montée pour faire des écarts, et il va y en avoir!

Rapidement, Porte présente des signes de faiblesse et il décroche! Le deuxième est totalement perdu, soutenu dans son chemin de croix par Nieve.

Dans le peloton, réduit, Majka et Konig passent à l'offensive, en vue d'une victoire d'étape. Il faudra rattraper le solide De Marchi, toutefois.

Derrière, ça pète! Nibali se lance avec une facilité déconcertante à l'attaque. Il est péniblement suivi de Valverde et Pinot, qui ne reviennent pas. Encore plus loin, Bardet et Péraud sont piégés.

Nibali dépose un De Marchi qui s'est résigné face aux meilleurs, mais qui mérite son titre de combatif du jour. Il rejoint Konig et Majka, temporise, et s'envole de nouveau.

Valverde la joue perso avec Pinot et saute les relais. L'expérience de l'Espagnol est criante et il se joue du Français au final, pour de faibles secondes.

Bardet peut remercier Van Garderen qui l'aide à sauver son maillot blanc. Péraud arrive pas loin derrière.

Suprématie de Nibali, indiscutable. Derrière, ça va se battre pour le podium.

A demain, pour notre deuxième étape de montagne!

Adrien.

vendredi 18 juillet 2014

Résumé de la douzième étape: Bourg-en-Bresse-Saint-Etienne. Qui c'est le plus fort, c'est le Vert?

Etape qui traverse les vignobles aujourd'hui. Les coureurs ne devraient pas s'y attarder sous peine de finir dans le fossé!

Très rapidement, une échappée se forme avec De La Cruz, Langeveld, Clarke, Rast et Vachon. Pas des foudres de guerre en vue d'une possible victoire d'étape. Grosse infortune pour De La Cruz qui chute dans un virage et se voit obliger d'abandonner.

Devant, ça se poursuit. Le peloton a des ambitieux qui souhaitent la victoire. La forte chaleur permet une sélection naturelle à l'avant. Vachon est lâché en compagnie de Rast. Le meilleur grimpeur de ce groupe fait la différence. Il s'agit de Clarke qui se sépare de Langeveld.

Derrière, un duo d'Europcar se lance en poursuite avec Quemeneur en équipier de Gautier. Il rejoigne Clarke qui prend les roues.

Les deux font le forcing mais le peloton est bien plus puissant.

Alors, le sprint final est lancé. Sagan ange vert? Pas pour cette fois encore, devancé par le Norvégien qui aime la chaleur: Kristoff.

Mine toujours déconfite pour le Slovaque qui devra encore attendre.

Demain, ça monte! Soyez au rendez-vous pour le combat.

Adrien.

jeudi 17 juillet 2014

Résumé de la onzième étape: Besançon-Oyonnax. Ça gallope, hein?

L'étape d'après repos. On se demande si tous les concurrents sont frais à l'issue de celle-ci. Une étape qui sera accidentée en fin de parcours, un profil pour un puncheur.

Une échappée se forme et va animer. Derrière, une âme en peine: Talansky. Le leader américain n'arrive pas à suivre et se retrouve seul, sans personne à sa disposition. Il s'arrête, prêt à abandonner, mais les mots de son directeur sportif vont le convaincre de continuer, pour l'honneur. Grande preuve de courage, pour peu de résultats.

Devant, dans les difficultés du final, Roche allume la première banderille. Libéré de Contador, les Tinkoff peuvent voler de leurs propres ailes. Seulement, le plus Français des Irlandais sera rapidement repris. Dans la dernière ascension, Gallopin se lance à l'offensive. Il passe le grimpeur en tête et fonce dans la descente, assez roulante.

Cela favorise le retour de poursuivants tels que Sagan et Kwiatkowski. Ça se regarde devant, personne ne souhaitant lancer le Slovaque vers une victoire assurée. Pour éviter de se faire reprendre bêtement, Gallopin décide de repartir seul vers ici, ici c'est Oyonnax!

Il donne tout et l'emporte de justesse devant la meute des sprinteurs restant (Degenkolb deuxième).

Nouvelle belle victoire française de la part du puncheur.

A demain pour la traversée du Beaujolais (à consommer avec modération!).

Adrien.

mercredi 16 juillet 2014

Résumé de la dixième étape: Mulhouse-La Planche des Belles Filles. L'horizon se dégage!

L'étape reine des Vosges. Il y a des connaisseurs dans le coin avec Pinot et Vichot qui auront des idées en tête sûrement. C'est bien simple, ça monte et ça descend! Première arrivée en altitude en haut de la Planche des Belles Filles, les costauds devraient être au rendez-vous.

L'échappée du jour voit un OVNI bien dissimulé depuis le début du Tour: Joaquim Rodriguez. Celui-ci est clairement au dessus en montagne par rapport aux autres échappés. Cependant, il laisse filer depuis le début du Tour. Pour mieux bondir?

Il dispute la majorité des grimpeurs à Thomas Voeckler, où il l'emporte à chaque fois. Ce qui est sûr, c'est qu'il ramènera le maillot à pois rouges au soir de l'étape.

Dans une descente anodine, un nouveau coup de tonnerre frappe le peloton. Contador vient de chuter et ce n'est pas de la tarte! Sans le savoir, son tibia a un trait de fracture. 20 kilomètres plus loin, les efforts sont trop durs: l'abandon est acté.

Devant, Rodriguez part l'emporter. C'est sans compter sur les gros qui souhaitent s'adjuger cette victoire de prestige. Plus que 500 mètres et Purito se fait croquer par le Requin de Messine qui est sorti en costaud décrocher la victoire et le maillot jaune. Derrière, les Français sont solides avec Pinot, Bardet et Péraud.

Gallopin a tout donné pour conserver le jaune mais le puncheur avait un profil trop dur pour lui.

Journée de repos demain! Méritée ma foi.

Adrien.

lundi 14 juillet 2014

Résumé de la neuvième étape: Gérardmer-Mulhouse. Du jaune et du bleu!

Belle étape de montagne aujourd'hui. Le dernier col est peut-être trop loin pour qu'une échappée aille au bout. Cependant, on ne sait jamais.

Un bon groupe part à l'avant, on recense une trentaine d'éléments. Parmi eux, Gallopin, Voeckler, Martin. Justement, le dernier nommé prend ses distances avec les autres échappés en compagnie de De Marchi. Celui-ci devient rapidement inutile et Martin s'envole seul à 60 kilomètres de l'arrivée. C'est long, mais ça ne fait pas peur à un moteur comme Martin.

Derrière, on en oublierait presque qu'un Gallopin est onzième au général. Nibali ne dirait pas non de laisser le maillot pour mieux le récupérer par la suite.

Et c'est ce qui va se passer. Martin réalise l'exploit devant et réalise un nouveau doublé à la mode (l'étape et le maillot à pois). Gallopin empoche le jaune et le portera pour le 14 juillet. Que demande le peuple?!

A demain pour la der des Vosges!

Adrien.