Journée de transition avant le repos. Ça devrait rouler tout doux aujourd'hui, surtout que l'étape est plate comme la main. Même dans ce type d'étape, il faut faire gaffe. Les bordures provoquées par le vent, le temps exécrable, les chutes, le chien qui traverse la route, il faut toujours être en alerte.
Deux suicidaires se lancent à l'assaut de cette longue étape. Il s'agit du protagoniste de 24 Heures Chrono Jack Bauer, Néo-Zélandais de son état, et Martin Elmiger, le super-baroudeur Suisse de ce Tour. On se dit que c'est voué à l'échec. Surtout que derrière, on laisse filer.
Les conditions météorologiques sont bien horribles, comme prévu. De la pluie, du vent. L'automne en été.
Sauf que le peloton abuse énormément et laisse un écart qui craint à environ 20 kilomètres de l'arrivée.
Au lieu de mettre en place les trains de sprinteurs, on a carrément l'impression de voir des attaques dans le peloton avec Martin qui roule trop vite à l'avant. Le peloton a roupillé toute la journée et ça se voit vraiment.
Du coup, sous le kilomètre, Elmiger et Bauer se jaugent pour s’octroyer une victoire inespérée. Sauf que ça revient derrière! Le sauveur du monde sort de la roue du Suisse pour montrer qu'en cinq heures, il peut sauver son étape.
Sauf que, à une cinquantaine de mètres du finish, il se fait méchamment happé par les sprinteurs et Kristoff qui s'offre une deuxième étape sur ce Tour.
Pas de happy end pour Bauer, il se rattrapera sur le film. Le sport cycliste peut être cruel et ça s'est vérifié aujourd'hui.
Demain, repos avant les Pyrénées.
Adrien.
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